Catastrophes naturelles : une nouvelle carte immobilière ?

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Publié par Wizi le 16/03/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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                                                  Bonne lecture.

         Inondations, tempêtes, incendies, sécheresses, érosion littorale, … ces événements ne sont pas nouveaux même s’ils nous semblent de plus en plus fréquents et prononcés.

         Mais, si ces catastrophes ont toujours été présentes dans l’histoire de notre pays, il est probable qu’elles prendront de plus en plus d’importance dans les choix futurs d’implantation de nos habitations car nous vivons aujourd’hui dans « des lieux d’une autre époque » !


Peu de zones sans risque !

        Contrairement à une idée reçue, les catastrophes naturelles ne concernent pas seulement quelques territoires isolés avec, par exemple, 1 Français sur 4 qui vit dans une zone exposée au risque d’inondation, soit environ 17 millions de personnes pour environ 16 000 communes françaises comportant des zones inondables.
           Mais la France est également exposée à l’érosion du littoral qui concerne environ 20 % de nos côtes, au retrait-gonflement des argiles qui touche plus de 10 millions de maisons individuelles, aux incendies qui menacent 9 millions d’hectares de forêts, aux tempêtes, particulièrement sur les façades atlantique et manche, sans oublier le risque sismique, notamment dans les Alpes, les Pyrénées et la côte d’azur.
           Et ces phénomènes concernent souvent des territoires très attractifs, littoraux, vallées fluviales ou certaines zones touristiques ou peuplées à tel point que l’on se demande parfois pourquoi nos ancêtres s’y sont installés !

Une carte immobilière d’un autre temps ?

        C’est que l’on a oublié que les priorités d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier, que nos anciens faisaient face à des situations bien différentes des nôtres, et que le choix d’implantation de nos villes, villages et hameaux actuels a donc été fait selon des préoccupations … d’une autre époque !

       Ainsi, il ne faut pas s’étonner de voir tant de constructions au bord de rivières et fleuves, en fonds de vallée, près des sources, des estuaires, des littoraux, et même aux confluents de plusieurs fleuves tant l’eau était indispensable pour survivre, pour la vie quotidienne, pour irriguer les cultures, pour faire tourner les moulins, pour transporter les marchandises, pour voyager, et même faire barrage à des adversaires belliqueux !

       Et si d’autres villes et village se retrouvent juchées sur des collines ou des éperons rocheux, derrière un fleuve ou une rivière, ou encore sur des presqu’îles, c’est seulement que la crainte des envahisseurs dépassait de loin la peur de subir les foudres de la nature !

Autre temps, autres soucis !

       Les endroits que nos ancêtres choisissaient pour leurs qualités : eau, fertilité, transport, sécurité, sont donc souvent les mêmes qui concentrent aujourd’hui les conséquences d’inondations, de submersion marine, d’érosion littorale, de tempêtes.

         Car les logiques qui ont fait naître nos villes hier ne sont souvent plus d’actualité et peuvent aujourd’hui devenir leurs vulnérabilités … un changement de perspective qui pourrait bien chambouler la carte immobilière de notre pays !

   

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