Construire, construire, construire, …

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Publié par Wizi le 26/01/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
Chaque Lundi, je (et pas une IA !) partage sur ce blog notre newsletter hebdomadaire suivie par plus de 68 000 lecteurs fidèles : investisseurs, propriétaires et passionnés d’immobilier.
                                                  Bonne lecture.

         Que le marché du logement traverse une crise inégalée est évident pour tous les acteurs du secteur, mais aussi reconnu par les autorités.

         Mais l’idée ambiante selon laquelle la pénurie actuelle d’offre locative et ses conséquences seraient résorbées par plus de régulation et de normes laisse pantois car partager la misère n’a jamais rendu riche !

Trop de candidats, pas assez de logements !

           Car la crise actuelle de la location longue durée tient en un mot simple : une pénurie très concrète, une offre locative moribonde avec pour conséquences une concurrence délirante pour un simple appartement et des loyers qui s’envolent au détriment des ménages modestes, des jeunes actifs, des familles monoparentales, des étudiants.

         Les prix montent ! Alors il faut les encadrer avec pour résultat une offre qui se creuse encore plus, du fait du retrait du marché de bailleurs privés face à cette instabilité réglementaire et du découragement des investisseurs immobilier.

         Et pourtant régulièrement, on ergote sur ce problème en prétendant le traiter par des règles, des interdictions ou des plafonds mais rarement en imaginant de construire … plus de logements, de juguler la pénurie plutôt que de la partager.

La réponse qui fonctionne partout : construire plus !

         Car la construction de logements neuf en France est à l’arrêt, les mises en chantier et les permis de construire dévissant brutalement depuis 2022 alors que l’Union sociale pour l’habitat estime qu’il faudrait plus de 500 000 logements nouveaux chaque année pour couvrir les besoins.

         Mais relancer la construction se heurte à un mur « environnemental » (normes de construction, limitation foncier, exigences énergétiques, …) mais aussi idéologique (crainte de favoriser les ménages plus aisés ?) alors qu’un logement construit (même de luxe !), c’est un autre logement qui se libère, c’est une offre de plus et donc une incitation à la baisse des prix et des loyers !

         C’est ainsi qu’à rebours du débat français des villes de plusieurs pays ont choisi d’augmenter l’offre en investissant massivement dans la construction de logements :  Vienne en Autriche, Auckland en Nouvelle-Zélande, mais aussi des villes américaines telle Austin où, au dernier trimestre 2025, dans de nombreuses zones à forte offre, les logements anciens du marché libre sont désormais moins chers que ceux régulés et dits « abordables » ! Paradoxal non ?

Du bon sens ?

          On peut encadrer les loyers, on peut multiplier les diagnostics, on peut renforcer les obligations, mais tant que le nombre de logements n’augmente pas le problème se déplace (et se complique !) sans jamais disparaître.

         Construire n’est pas une solution magique, c’est long, complexe, parfois impopulaire mais c’est la seule solution qui ait fait ses preuves partout où la crise du logement a été réellement affrontée et puis finalement … cela relève quand même du bon sens que, pour loger plus de monde, il faut construire plus de logements !

   

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