Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
Chaque Lundi, je (et pas une IA !) partage sur ce blog notre newsletter hebdomadaire suivie par plus de 68 000 lecteurs fidèles : investisseurs, propriétaires et passionnés d’immobilier.
Bonne lecture.
On présente souvent l’immobilier comme un investissement de « père de famille », stable et prévisible car orienté sur la durée et solide car matériel.
Mais on peut voir cela sous un autre angle : investir dans l’immobilier ne s’apparenterait-il pas parfois, par certains aspects, à… un pari ?

Un « jeu » à risque !
En effet l’immobilier n’est pas un univers totalement maîtrisable car, si certains paramètres sont connus tels l’emplacement, le prix d’achat, le financement et le rendement attendu, d’autres échappent largement au contrôle comme l’évolution des taux d’intérêt, les changements réglementaires, la fiscalité, l’évolution de la demande locative et bien d’autres imprévus (travaux, vacance locative, impayés, …).
On ne « joue » donc pas avec des cartes apparentes et si, comme dans un casino, il existe une illusion de maîtrise en choisissant le « bon moment » et le « bon endroit », il n’en reste pas moins que la part d’incertitude est bien présente !
Ainsi, ceux qui jouent « au hasard » ou par « coup de cœur » et ceux qui utilisent une stratégie construite présentent deux profils bien différents, avec d’ailleurs une aversion au risque sans commune mesure.
Joueur ou stratège ?
Mais le « joueur » n’est pas forcément imprudent, il est seulement orienté vers LE coup en tablant sur une opportunité, sûr de son flair (et de sa bonne étoile !), sans crainte d’une décision précipitée, et parfois sûr d’avoir raison contre le marché.
Mais si le joueur peut sembler plus « brillant » par ses réussites parfois inattendues, le stratège devient plus pertinent dès que l’incertitude augmente car il construit ses scénarios sur plusieurs situations possibles et peut adapter sa posture aux évènements, mais jusqu’à parfois sur-analyser et se couper de réalités immédiates.
Se lancer sans filet ou penser en trajectoire longue, viser le résultat immédiat ou se protéger des aléas, deux comportements qui ne se fabriquent pas, on nait téméraire ou prudent !
La confrontation au réel
Mais, en réalité, prendre le risque de rater une opportunité car trop prudent et calculateur ou celui de se précipiter vers une affaire trop belle pour être vraie ne sont-ils pas deux facettes complémentaires de toute prise de décision ?
Les investisseurs les plus solides ne sont-ils pas ni purement joueurs, ni purement stratèges, mais hybrides, stratèges et joueurs, sécurisant le long terme tout en exploitant le court terme car dans l’immobilier comme ailleurs, ce ne sont pas ceux qui jouent le plus qui gagnent, ce sont ceux qui savent quand et comment jouer différemment !