Libérer enfin la construction ?

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Publié par Wizi le 13/07/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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                                                  Bonne lecture.

           Une offre malingre de biens en location, un nombre pléthorique de candidats en souffrance, symptômes d’une crise du logement qui s’impose désormais comme l’une des grandes urgences sociales et économiques françaises.

         Face à cette situation, le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun a présenté au Sénat, lundi 7 juillet, un projet de loi visant à relancer et décentraliser la production de logements avec pour objectifs affichés de simplifier les règles, d’accélérer les projets et de redonner des marges de manœuvre aux acteurs locaux.

Une situation inédite depuis des décennies !

        La France connaît en effet un ralentissement spectaculaire de la construction : en 2025, seulement 274 611 logements ont été mis en chantier et, malgré un léger redressement des permis de construire (379 222 autorisations), la construction reste inférieure de plus de 21 % à la moyenne des cinq dernières années.

         On remarque d’ailleurs que la crise touche particulièrement le logement social car, en 2025, les demandes ont atteint 4,1 millions, tandis que 2,94 millions de ménages étaient encore en attente d'un logement au premier trimestre 2026, sachant que, dans cette même année 2025, seuls 394 000 logements sociaux ont été attribués, soit moins d'une demande sur dix satisfaite.

         Au-delà de la pénurie de logements, le mal-logement continue de s'aggraver car, selon la Fondation pour le Logement des Défavorisés, 4,2 millions de personnes sont aujourd'hui mal logées en France pour 12,3 millions connaissant des difficultés importantes liées au logement. En outre, plus de 1,1 million de personnes ne disposent même pas d'un logement personnel, dont 350 000 sans domicile (hébergées en centre, à l'hôtel ou vivant à la rue).

Des propositions pour libérer la construction.

        Ce projet de loi espère accélérer les opérations immobilières en simplifiant certaines procédures d’urbanisme et en donnant davantage de responsabilités aux collectivités locales. Il prévoit notamment des « opérations d’intérêt local » permettant d’adapter plus rapidement les règles dans les territoires qui manquent de logements.

         Le texte entend également renforcer le rôle du bailleur privé afin d’encourager l’investissement locatif. Il prévoit des évolutions destinées à remettre davantage de logements sur le marché et à restaurer la confiance des propriétaires telles que l’assouplissement des conséquences d’un « mauvais » DPE.

         Enfin, le projet vise à accélérer la rénovation et l’évolution du parc existant, en clarifiant certaines règles énergétiques et en facilitant la transformation de bâtiments, quartiers, zones commerciales, … pour produire plus vite sans renoncer aux objectifs de transition.

Des espoirs mais aussi des inquiétudes.

       Les partisans du texte espèrent qu’une simplification des règles permettra de débloquer des projets aujourd’hui ralentis par la complexité administrative, sachant qu’actuellement un projet immobilier qui nécessite 2 à 3 ans en construction pure peut demander jusqu’à 10 ans de délai avant d’aboutir.

         Mais, en misant sur le couple maire/préfet, en revisitant certains dogmes de la rénovation énergétique, en diminuant les prérogatives des architectes des bâtiments de France, ce projet fait craindre qu’une accélération trop forte se fasse au détriment de la qualité des logements, de la rénovation énergétique, de la protection des locataires et même de la préservation du patrimoine, donc …  « c’est pas gagné » !

  

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