L’intelligence artificielle au service de l’immobilier ?

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Publié par Wizi le 06/03/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
Chaque Lundi, je (et pas une IA !) partage sur ce blog notre newsletter hebdomadaire suivie par plus de 68 000 lecteurs fidèles : investisseurs, propriétaires et passionnés d’immobilier.
                                                  Bonne lecture.

         En mettant ChatGPT à la disposition du grand public le 30 novembre 2022, la société OpenAI a ouvert une ère d'optimisme sans précédent à l'échelle mondiale sur la possibilité de créer une Intelligence Artificielle (IA) capable de seconder l’humain … mais aussi de le remplacer !

         Le microcosme de l’IA s’est ensuite rapidement développé avec des progrès époustouflants dans tous les domaines, s’immisçant dans notre quotidien avec de bonnes et mauvaises surprises, remettant en question les pratiques et usages de tous les pans de notre société et, bien évidemment, le monde de l’immobilier n’échappe pas à cette révolution.


Une révolution qui questionne ?

        Ce sont les progrès en matière de simulation de réseaux de neurones, la disponibilité d’informations en masse (big data) et la multiplication de l’utilisation des processeurs graphiques (GPU : Graphic Processor Unit) pour augmenter la puissance de calcul qui ont permis d’aboutir à ces IAs capables de « comprendre », de converser et de répondre à (presque !) toutes les questions.  

         Mais les progrès accomplis dans les techniques se réclamant de l’IA remettent en cause certains principes établis dans nos sociétés modernes tels que le respect de l’anonymat (remis en cause par la reconnaissance faciale de plus en plus performante), la confiance que l’on accorde dans les images/vidéos/paroles (mise en doute par les deep fakes), la nécessité de justifier/expliquer un résultat ou une décision (impossible avec les réseaux neuronaux, piliers de l’IA actuelle), pour ne citer que quelques cas.

         Plus encore on en vient à se méfier de systèmes incapables de « ne pas savoir », jusqu’à inventer des réponses, même farfelues car non doués de bon-sens, et capables de justifier leurs erreurs ou mensonges sans état d’âme (qu’ils ne possèdent pas d’ailleurs !).

L’IA et l’immobilier.

          Pour qui s’est déjà confronté aux assistants virtuels de type chatbots, sensés répondre à la place d’un humain dans un service client, les IAs actuelles représenteront un progrès indéniable dans l’humanité de la relation et l’intelligence de la discussion, ce qui laisse augurer une relation client artificielle de plus en plus indiscernable d’une relation client humaine.

         Rédaction et illustration automatique d’une annonce, matching propriétaire/locataire, sélection dossiers de location, suivi dossiers, et bien d’autres processus administratifs seront progressivement confiés à des agents IA à qui on déléguera les tâches « automatisables ».

         Mais cette délégation d’activité devra être encadrée car les travers des IAs (mensonges, inventions, polarisation, …) commencent à être bien connus, ce qui impose une répartition des rôles bien précise : l’IA exécute mais c’est l’humain qui supervise !

Au bénéfice du client ?

       Au-delà des tâches administratives cet outil « intelligent » restera donc encore longtemps hors-jeu dans un processus très marqué par l’affectif où la décision finale de location ou d’achat « enterre » souvent la liste des critères objectifs définis au préalable et où la qualité du contact et la relation de confiance établies avec le professionnel oriente le choix.

         En revanche, décharger le professionnel de nombreuses tâches administratives devrait lui permettre de se consacrer plus pleinement à la relation client, privilégier et développer le contact car, n’en doutons pas, n’est pas pour demain le moment où un humanoïde doté d’intelligence artificielle fera la visite d’un appartement avec une part d’intelligence émotionnelle suffisante pour comprendre le « rêve » du client !

   

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