Logement : un parc dépassé ?

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Publié par Wizi le 16/02/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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                                                  Bonne lecture.

          Des maisons de famille sans famille, des maisons et appartements trop grands, des pavillons individuels qui ne font plus rêver, … : la société française a changé profondément ces dernières décennies jusqu’à révéler un décalage de nature entre la demande de logement, immédiate, toujours urgente, et l’offre soumise au temps long et bien moins réactive.

         A tel point que cette dissonance commence à peser lourdement sur le logement et donc sur l’offre locative.


Une société qui évolue rapidement !

         Car, si la France n’a pas connu d’explosion démographique spectaculaire ces dernières décennies, elle a connu en revanche une explosion du nombre de ménages (taille moyenne des ménages de 2,15 personnes par résidence principale en 2022 contre 2,59 en 1990), avec pour conséquence plus de logements nécessaires pour loger les mêmes personnes, simplement parce qu’on vit « à moins sous le même toit ».

         Ainsi les familles « classiques » deviennent minoritaires, les couples avec enfants représentant aujourd’hui une part plus faible qu’il y a dix ans, tandis que les familles monoparentales (1 famille sur 4 en 2020 contre seulement 10 % en 1990 !) et les configurations de vie variées (célibat, couples séparés, familles recomposées, …) gagnent du terrain.

         Enfin, le vieillissement marqué de la population change le paysage de l’occupation des logements avec 28 % des hommes et plus de 60% des femmes de plus de 80 ans vivant seuls dans leurs logements souvent devenus trop grands car acquis bien des années auparavant pour loger leur famille.

Un décalage avec les usages actuels !

         Alors que la structure des ménages change, le parc de logements français peine à suivre ces transformations sociales qui imposent que, même à population presque stable, les besoins en nombre et en nature de logements augmentent fortement.

         Et, parallèlement, trop de logements devenus trop grands restent sous-occupés tels les pavillons qui comptent souvent 3 pièces (ou plus !) au-delà des besoins théoriques du ménage ou les nombreux autres anciens logements familiaux qui n’hébergent plus de famille depuis longtemps.

         C’est ainsi qu’une population composée de plus de ménages différents, plus petits et plus mobiles ne trouve plus suffisamment de logements adaptés alors que, pendant ce temps, une part significative des logements existants restent sous-utilisés, difficiles à partager ou à louer de manière flexible.

Construire … et modifier !

       Avec une croissance du parc qui ralentit (progression annuelle du nombre de logements de +1,2 % à environ +0,9 % par an entre 2010 et 2024), on ne saurait absorber la croissance du nombre de ménages.

         Mais la mutation du grand nombre de logements devenus inadaptés car trop grands offre une opportunité de remettre sur le marché de nouveaux biens plus petits et adaptés à cette évolution sociétale … et certains investisseurs l’ont bien compris !

   

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