Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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Bonne lecture.
À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, la crise du logement s’invite dans les programmes des candidats avec des propositions qui se multiplient, souvent radicalement opposées, et qui se heurtent au mur du déficit de construction en France
Car les chiffres sont préoccupants : 318 419 logements ont été mis en chantier entre octobre 2025 et septembre 2026, soit 5,1 % de moins que la moyenne des cinq années précédentes. Malgré quelques signes de reprise, la construction reste insuffisante au regard des ambitions affichées. Alors, quelle priorité : mieux répartir les logements existants ou en construire davantage ?

Gérer la pénurie : deux visions qui s'affrontent !
À gauche, on propose de généraliser l’encadrement des loyers, de réquisitionner certains logements vacants, de renforcer leur taxation et d’interdire les expulsions sans relogement public, avec pour objectif de protéger davantage les locataires et mobiliser le parc existant.
À droite, on défend une approche inverse visant à supprimer l’encadrement des loyers, assouplir les contraintes du DPE, accélérer certaines expulsions et favoriser fiscalement l’investissement locatif, avec pour objectif de redonner aux propriétaires l’envie d’investir et de louer.
Deux visions opposées, avec davantage de régulation pour les uns, et davantage de liberté pour les autres. Mais modifier les règles ne fait pas apparaître les logements manquants et « répartir » la pénurie ne la résout pas pour autant !
Construire : tout le monde le promet !
A gauche on annonce 400 000 logements abordables supplémentaires par an, dont 200 000 publics, une ambition reposant sur la construction, mais aussi sur la mobilisation de logements existants, notamment par transformation de bureaux ou réquisition.
A droite on vise un million de logements supplémentaires en cinq ans, grâce à la simplification administrative, à un gel des nouvelles normes de construction pendant dix ans et à des incitations pour les communes bâtisseuses.
Mais les promesses ne suffiront donc pas à relancer les chantiers car les freins restent les mêmes pour tous : trouver des terrains, financer les opérations et convaincre les communes d'accueillir de nouveaux habitants. Un promoteur ne construit pas sans acquéreurs, et un investisseur n'achète pas si la location ne lui paraît plus attractive.
Des engagements concrets et chiffrés !
Bien sûr, il faut répondre aux difficultés immédiates des ménages : mobiliser les logements vacants, sécuriser les locations et accompagner les plus modestes. Mais gérer une pénurie ne signifie pas la résoudre et certaines mesures peuvent même décourager ceux qui pourraient contribuer à augmenter l'offre.
Alors, plutôt que de demander uniquement aux candidats comment ils comptent protéger les locataires ou encadrer les propriétaires, demandons-leur combien de logements supplémentaires seront réellement disponibles dans un an, deux ans, cinq ans, qui les financera et comment ils y parviendront ?