Quand la pénurie de logements fait de l’ombre à l’économie !

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Publié par Wizi le 20/07/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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                                                  Bonne lecture.

           La pénurie de logements locatifs est aujourd'hui un frein majeur à l'embauche. Selon une enquête de la CPME, 19 % des recrutements échouent uniquement parce que le candidat ne parvient pas à se loger près de son futur travail.

         Face à ce blocage, le concept historique de la « cité ouvrière » fait même son grand retour sous de nouvelles formes avec des entreprises qui achètent, louent ou construisent directement des parcs immobiliers pour leurs salariés.

Un frein au développement économique !

          La situation est d'autant plus préoccupante que la construction reste insuffisante et, qu’en parallèle d'une demande record de logements sociaux, les mises en chantier demeurent à un niveau historiquement bas, accentuant les difficultés de recrutement et de mobilité professionnelle.

         Industrie, santé, hôtellerie-restauration ou encore bâtiment, tous les secteurs sont concernés quand la construction ou l’agrandissement d’une usine, d’un hôpital, ou simplement un accroissement d’activité saisonnière (ou non) se heurtent à la difficulté d’installation des nouveaux arrivants et que la pénurie de logements provoque … une pénurie de main-d’œuvre !

         Bien sûr il existe des structures telles qu’Action Logement qui fait du lien emploi-logement l'une de ses missions prioritaires mais, après avoir investi 13,4 milliards d'euros en 2025, accompagné 821 000 salariés, accordé 349 718 garanties Visale, aidé 151 394 salariés en mobilité ou en recrutement et participé à la mise en chantier de 45 500 logements … le compte n’y est toujours pas !

Des initiatives tous azimuts !

          D’où l’initiative du fabricant breton FenêtréA qui, pour recruter rapidement entre 50 et 100 nouveaux collaborateurs pour sa nouvelle usine de fenêtres aluminium ultra-automatisée, a investi dans la création de son propre lotissement (le lotissement des Rosaies à Beignon) pour y construire 41 maisons individuelles, d'abord proposées à la location, puis mises en vente pour permettre aux salariés de devenir propriétaires.

         Mais aussi celle de la coopérative agroalimentaire Cooperl, basée à Lamballe en Bretagne qui, pour faciliter l'arrivée des jeunes en alternance et des profils internationaux, a financé et fait installer 15 studios de jardin de 19 m², des « tiny houses » prêtes à vivre et entièrement meublées, achetées environ 50 000 € l'unité et proposées aux salariés pour un loyer modéré de 440 €.

         Mais c’est dans les zones touristiques, en bord de mer, en montagne, que la crise est plus violente en raison de la prolifération des meublés de tourisme de courte durée (type Airbnb), qui assèchent le parc locatif traditionnel, ce qui fait écrire par la Cour des Comptes que 100 000 contrats saisonniers ne sont pas signés chaque année en France, faute de logement, obligeant les entreprises de ces secteurs à investir massivement dans le logement de leurs saisonniers.

Prise de conscience !

       Pour lever ce frein au développement de leurs territoires, de nombreuses collectivités se mobilisent aussi et accompagnent désormais, par des programmes de logements, des implantations industrielles comme des gigafactories de batteries dans les Hauts-de-France, des sites liés au nucléaire, des projets de réindustrialisation, … car l'objectif n'est plus seulement d'aménager une zone d'activité mais aussi de loger les milliers de salariés attendus.

         Un projet d’aménagement ou de développement qui vise l’emploi mais n’intègre pas la composante logement est donc voué à l’échec car articuler politiques de l'habitat et développement économique est maintenant devenu (ou plutôt redevenu !) incontournable !

  

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