Quand le prix ne tient qu'à un fil !

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Publié par Wizi le 23/03/2026

            Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
Chaque Lundi, je (et pas une IA !) partage sur ce blog notre newsletter hebdomadaire suivie par plus de 68 000 lecteurs fidèles : investisseurs, propriétaires et passionnés d’immobilier.
                                                  Bonne lecture.

         Avant 1853, si vous étiez riche, vous habitiez au 1er étage (l'étage « noble ») car monter trois étages était considéré comme un effort physique dégradant et les derniers étages sous les toits étaient donc « réservés » aux artistes fauchés et aux domestiques.

         Ainsi le prix chutait à chaque marche supplémentaire avant qu’Elisha Otis, en inventant le frein de sécurité de l'ascenseur, n’ait non seulement sauvé des vies mais aussi inversé la pyramide des prix.


Une révolution urbaine !

        En effet, avant cette invention, il n’existait que des plateformes (à vapeur ou hydrauliques) de type monte-charge, utilisées dans le monde industriel et rares sont ceux qui ont osé les utiliser pour un usage personnel car, si le câble lâchait, c'était la mort assurée.

         Ce n'est pas Elisha Otis qui a inventé le concept de « monter dans une boîte », mais il a inventé la sécurité avec son frein automatique qui se bloque dans les rails en cas de rupture du câble, il a apporté la confiance dans l’ascenseur, un dispositif devenu … révolutionnaire !

         L'impact a été immédiat et brutal sur les prix et les usages car, 20 ans plus tard, quand un immeuble dépassait rarement 5 étages (le record de tolérance du mollet humain) on construisait déjà 10 étages, cette simple invention permettant de multiplier la surface habitable d'un terrain par 10, 20, … !

Pour un simple fil ?

        Depuis, dans un renversement d’usage, les derniers étages ont remplacé les premiers dans la hiérarchie des valeurs, ce qui était un débarras est devenu un « penthouse » recherché : rooftop, appartement-terrasse, toit-terrasse, … sont devenus des « must » quand un dernier étage avec terrasse peut valoir 30% à 50% de plus qu'un premier étage sur rue.

         Mais, alors qu’on estime que chaque étage franchi ajoute entre 1% et 3% à la valeur du m² (avec jackpot au dernier !), il faut être conscient que l'ascenseur est ainsi devenu le « poumon » financier de l'immeuble et que ce prestige ne tient ... qu'à un fil !

Car dès que l'ascenseur affiche « Hors Service », la hiérarchie sociale de 1850 revient au galop, le penthouse de luxe se transforme instantanément en salle de sport forcée, sachant qu’une panne d'ascenseur prolongée dans un immeuble de 10 étages peut induire une décote du bien de 15% à 20% lors d'une vente pressée.

Sur le fil ?

        Mais c’est aussi le quotidien qui s’en trouve affecté, quand toute sortie du logement devient une aventure sportive dans des immeubles à l’ascenseur défaillant, devenus invivables pour des propriétaires condamnés à rester ou brader leur bien.

Lors de l’achat d’un appartement l’état de l’ascenseur est donc devenu un critère majeur, et on ne saurait trop conseiller de s’informer sur le carnet d’entretien, sur le prestataire, et de parcourir les PVs d’assemblée générale qui peuvent révéler un problème de vétusté ou de défaut d’entretien, sachant qu’en 2026 changer un moteur d'ascenseur peut coûter entre 20 000 € et 45 000 € !

   

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