Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi et MorningCroissant.
Chaque Lundi, je (et pas une IA !) partage sur ce blog notre newsletter hebdomadaire suivie par plus de 68 000 lecteurs fidèles : investisseurs, propriétaires et passionnés d’immobilier.
Bonne lecture.
« Avec l’IA, les agents immobiliers vont disparaître » : probablement faux !
« Avec les réseaux sociaux les influenceurs les remplaceront » : probablement faux encore !
Mais ce qui est vrai, en revanche, c’est que le métier d’agent immobilier est en train de changer profondément, non pas sous l’effet d’une technologie magique, mais sous l’effet combiné des usages, des attentes des clients… et d’un marché devenu plus exigeant.

La fin de l’agent « intermédiaire passif ».
Pendant longtemps, le métier d’agent immobilier reposait sur sa primauté sur l’information (les annonces, les prix, les biens disponibles, les acheteurs qualifiés, …), les savoirs (juridique, administratif, …) et les process (rédaction, publication, estimation, validation, négociation, …).
Mais ce temps est révolu car les portails donnent une vision quasi instantanée du marché, les acheteurs arrivent ultra-informés, les vendeurs comparent tout, tout le temps, les estimations sont accessibles en ligne en quelques secondes, les bailleurs sont de plus en plus autonomes et les candidats locataires souvent bien informés.
Dans ce contexte, l’agent qui se contente de rédiger/publier une annonce et d’attendre que « ça morde » est condamné, non pas par l’IA, mais par l’inutilité perçue par ses clients potentiels devenus tout autant capables !
L’évolution : un métier plus technologique… et plus humain.
En réalité, et contrairement aux idées reçues, les nouvelles technologies ne remplacent pas l’agent immobilier, elles éliminent ce qui n’avait déjà plus de valeur car peu à peu elles automatisent la rédaction d’annonces, le tri des leads, l’analyse de marché, la qualification des dossiers, la planification des visites, …
Pour survivre, l’agent immobilier de demain devra faire plus, en se libérant du temps grâce à la maîtrise des nouveaux outils, pour se consacrer à ce qui ne s’automatise pas : la stratégie de prix, la pédagogie auprès des vendeurs, la négociation fine, la gestion des émotions (peur, urgence, ego), la sécurisation juridique des transactions, …
Mais, au-delà, il devra s’adapter aux nouveaux usages de ses clients et dépoussiérer l’image d’un métier qui pratique presque à l’identique depuis tant d’années, le positionnant en simple intermédiaire, seulement réactif et non pro-actif !
Et l’intermédiaire devint animateur ?
Car les nouvelles technologies et les nouveaux usages lui donnent enfin l’opportunité de se défaire de ce rôle trop passif et de prendre la main sur son propre réseau de clients pour le développer, l’animer, susciter de nouvelles affaires et légitimement se prévaloir d’une notoriété visible le distinguant de ses concurrents.
Une nouvelle application dédiée à l’immobilier (Knock Knock : le TikTok de l’immobilier) lui permet ainsi de se constituer son propre réseau d’annonces en mode vidéo (pour coller aux usages actuels !) et de créer et animer une communauté de clients acheteurs, vendeurs, bailleurs, locataires.
Pouvoir enfin exprimer toute sa créativité et se différencier est une opportunité nouvelle (il y en aura d’autres !). L’avenir de ces métiers de l’immobilier alimentera encore bien des débats et je vous en propose ici ma propre réflexion lors d’une interview récente : Cliquez ici :
