Bonjour, je suis Julien, CEO de Wizi, MorningCroissant et Knock Knock
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Bonne lecture.
La génération des baby-boomers détient aujourd’hui une part très importante du patrimoine national et, puisqu’un quart des Français aura plus de 65 ans en 2040, près de 9 000 milliards d’euros de biens devraient alors être transmis aux générations suivantes : un « grand transfert de richesse ».
Heureusement le législateur a imaginé plusieurs opportunités fiscales permettant de transmettre une partie de ce capital à ses enfants ou petits-enfants sans attendre la transmission par héritage.

Les boomers détiennent une part écrasante du patrimoine.
Il est vrai que les boomers ont bénéficié de cycles historiques favorables avec un accès à la propriété à un coût relativement bas, une forte hausse des prix immobiliers sur plusieurs décennies, des décennies de croissance, d’inflation favorable aux emprunteurs et d’un système de retraite protecteur.
Ils sont donc aujourd’hui largement propriétaires (en 2021, 70,2 % des plus de 65 ans possédaient leur résidence principale), souvent sans crédit résiduel et ont pu accumuler actifs financiers (épargne, assurance-vie, …) et immobiliers.
En revanche les jeunes générations entrent sur le marché avec des prix élevés, un accès au crédit plus contraint, une moindre stabilité des revenus et manquent donc de moyens pour acheter leur domicile, financer des travaux, se constituer un patrimoine locatif : leurs besoins sont immédiats et être aidé à 35 ans n’a pas le même impact qu’hériter à 60.
Des dispositifs fiscaux favorables à une transmission immédiate !
De fait, et contrairement à une idée reçue, la fiscalité française permet encore des transmissions très optimisées à condition d’anticiper, telles les abattements renouvelables (chaque parent peut transmettre à chaque enfant jusqu’à 100 000 € tous les 15 ans, en franchise de droits), et les dons familiaux de sommes d’argent (abattement de 31 865 €).
Mais des dispositifs complémentaires existent pour transmettre des liquidités, sous conditions, tel le démembrement de propriété qui permet de céder la nue-propriété d’un bien immobilier tout en conservant l’usufruit, ce qui réduit fortement la base taxable, anticipe la succession et sécurise les revenus locatifs ou l’usage du bien.
Enfin, un dispositif fiscal temporaire (valide jusqu’au 31 décembre 2026) a été introduit dans la Loi de finances 2025 pour encourager les donations destinées au financement d’un achat immobilier ou de travaux où le don familial peut-être exonéré de droits de donation lorsque les fonds sont utilisés pour l’acquisition d’un logement (en particulier neuf ou en VEFA-Achat sur plan), ou la rénovation énergétique d’un bien : plafond de 100 000 € par donateur et cumul possible jusqu’à 300 000 € par bénéficiaire si plusieurs ascendants participent.
Anticiper aujourd’hui plutôt que subir demain !
La situation actuelle est donc exceptionnelle car elle se traduit par une énorme concentration patrimoniale entre les mains des baby-boomers, un transfert historique de richesse attendu sur les 15 à 20 prochaines années et un cadre fiscal qui permet encore aujourd’hui d’optimiser significativement ce transfert.
Aujourd’hui, pour beaucoup de boomers, c’est donc une fenêtre d’opportunité qui s’ouvre pour passer le relais intelligemment car les besoins des jeunes générations sont immédiats, d’autant que … l’on connait également la volatilité des règles fiscales !