Faut-il investir dans le micro-logement ?

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Le marché des micro-logements est très intéressant à explorer en raison de son coût assez attractif et de sa rentabilité élevée.  Les logements les plus florissants sont situés dans les grandes villes ou bien les agglomérations qui connaissent un certain dynamisme. Les loueurs de ce type d’appartement en miniature sont souvent des étudiants ou des jeunes actifs qui cherchent à se rapprocher du centre-ville. Zoom sur l’investissement dans le micro-logement qui connaît désormais un succès retentissant.

Qu’est-ce qu’un micro-logement ?

Encore appelé studette ou chambre de service, un micro-logement désigne un appartement habitable dans une petite ou très petite surface. Toutefois, selon un dernier décret du 30 janvier 2002, ce type d’habitation doit se conformer à certaines normes avant d’être vivable et qualifié de décent . En premier lieu, il faut une surface habitable d’au moins 9 m2 et une hauteur de plafond de 2,20 m, le tout dans un volume de 20 m3. Ensuite, un logement décent doit disposer d’un minimum de confort : chauffage, alimentation en eau potable, installation sanitaire, réseau électrique, etc.

Qui est ceux qui sont intéressés par ce type de logement ?

LOUEZ VOTRE BIEN DE PARTICULIER À PARTICULIER
Les locataires de ces logements sont souvent des étudiants ou des jeunes actifs de 18 – 24 ans. En général, ils déménagent souvent et ils sont à la recherche d’appartements à des prix relativement abordables dans les grandes villes. La plupart d’entre eux sont des étrangers modestes qui veulent habiter dans des appartements déjà équipés, parce qu’ils ne peuvent pas transporter leurs meubles depuis chez eux. En plus des étudiants, les familles sont également de plus en plus intéressées par la location de ce type de logement suite à la récente crise du secteur immobilier français. Elles sont souvent attirées par le prix ainsi que par l’emplacement avantageux de ces mini- appartements.

Choisir des lieux stratégiques pour investir

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Parmi les critères que vous devez prendre en compte dans le choix d’un micro-logement, il y a bien sûr l’emplacement. Si les grandes villes sont plus propices aux bonnes affaires, encore faut-il être bien placé. Vous pouvez opter pour les quartiers chics et bien desservis par les transports en commun.
Il est primordial de vous mettre dans la peau du locataire pour choisir le micro-logement dans lequel vous voulez investir. Dans les provinces, il y a également des lieux intéressants où investir, à condition que ce soient des zones favorables à l’étude ou bien au travail. Mis à part Paris, vous avez également Toulouse, Montpellier, Bordeaux ou encore Strasbourg.

Investir sans débourser un centime

Si vous n’avez pas le financement nécessaire pour investir dans un mini-logement, vous pouvez toujours penser à l’emprunt. Mieux vaut recourir aux banques qui proposent des taux d’intérêt avantageux. En effet, s’ils sont supérieurs au loyer mensuel perçu, alors il ne serait pas étonnant que vous vous constatiez un déficit. Pour le financement, il faut également penser au montant des différents travaux qu’il faut effectuer dans le mini-logement.

Bien calculer son profit

rentabilité locative

Si vous comptez acheter un mini-logement, il faut éviter de se jeter sur la première opportunité que vous pouvez trouver. En effet, vous devez tout d’abord évaluer le rendement brut que vous pouvez avoir grâce au loyer. Pour ce faire, il est nécessaire de faire un calcul en divisant les loyers annuels avec le prix d’acquisition du logement. Vous pouvez notamment vous référer aux prix sur différents sites intéressants, tels que l’Olap ou bien location-etudiant.fr.

En général, les prix à Paris avoisinent 110 000 euros pour environ 15 m2, contre 65 000 euros dans d’autres provinces. Il faut également intégrer la taxe foncière, les frais de gestion ou encore l’assurance. Enfin, il est nécessaire de s’assurer que l’appartement que vous comptez acheter peut être revendu à un prix plus élevé.

Effectuer des travaux

La plupart des micro-logements que vous pouvez retrouver dans les annonces sont rarement habitables. Il faut souvent prévoir de gros travaux afin de garantir leur rentabilité sur le long terme. Parfois, il faut tout refaire, comme la plomberie, l’électricité, la peinture ou les revêtements des sols. Ces travaux constituent à la fois une nécessité et une obligation pour les propriétaires.

micro-logement

En effet, à Paris, le ravalement de façades doit être effectué tous les dix ans et sur l’ensemble des rues, des murs extérieurs, des cours, etc. Il est donc primordial de s’arranger avec vos copropriétaires pour entamer les travaux nécessaires pour votre mini-logement.

Afin d’éviter les mauvaises surprises à l’avenir, vous devez également vérifier si l’appartement que vous voulez acquérir ne présente pas de défauts techniques. Pour ce faire, il faut éventuellement mener une évaluation des performances énergétiques de l’appartement, des risques naturels, de l’électricité, etc. Il peut être également utile d’investir dans des équipements modernes afin de créer de la valeur ajoutée à votre logement, tels que des canapés-lits, une table basse, des étagères ou bien une télévision. Si vous ne souhaitez pas entamer ce genre de travaux, mieux vaut choisir un mini-appartement déjà meublé.

Prix de location

Pour la location des mini-logements, il est fortement déconseillé de fixer des prix exorbitants. En effet, la nouvelle loi d’Apparu prévoit un arrêté préfectoral qui stipule le coût maximal de location pour ce type de logement. Cette loi a pour objectif d’éviter les loyers abusifs souvent établis par les propriétaires des studettes.

En effet, une taxe de 41,32 euros par m2 est appliquée pour les surfaces inférieures ou égales à 14 m2 pour les loyers. De plus, pour les logements meublés, il y a une majoration de 10 % qui est non récupérable et non déductible. D’où l’intérêt de fixer un juste prix pour le loyer. Sinon, vous pouvez toujours ruser et fixer un loyer légèrement inférieur à 41,32 euros pour éviter de payer cette taxe.

Bien s’assurer

Quel que soit votre locataire, il est nécessaire de se prémunir contre les éventuels aléas qui peuvent se présenter. Il faut notamment s’assurer contre les frais des contentieux ou bien les impayés. Durant la durée du bail, l’assureur prend en main les divers impayés jusqu’à 70 000 euros et couvre également les dégradations jusqu’à un seuil de 3500 euros.

Acquérir un micro-logement peut-être plus intéressant qu’un grand appartement à plusieurs points de vue. Ces logements constituent tout d’abord un investissement assez rentable en raison de leur prix abordable. Ensuite, il y a beaucoup de personnes intéressées par ce type de logement, ce qui fait que le marché est encore en plein essor.

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Vous pouvez également effectuer un investissement dans le micro-logement quel que soit votre budget de départ, puisque vous pouvez toujours avoir recours au crédit. Cependant, il faut faire attention à vous adresser à des institutions financières qui proposent un taux d’intérêt avantageux pour votre future acquisition. Les prix de ce type de logement sont également régis par des lois qui mettent en œuvre des taxes pour décourager les loyers trop exorbitants.
Il faut également vous préparer à effectuer des travaux, car les studettes sont rarement habitables. Pour rajouter plus de valeur à votre micro-logement, vous pouvez également investir dans des meubles design et des équipements modernes. Enfin, il est nécessaire de bien s’assurer afin d’éviter les mauvaises surprises qui peuvent survenir durant la location de votre micro-logement. En bref, si vous voulez investir dans un mini-appartement, vous devez tenir compte de l’emplacement, du prix ainsi que de l’état des lieux de l’immobilier.
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